Étape 15

Départ : Cabana Pleta Serrra
Arrivée : Cabane de Cortal Rousso
Journée de transition vers notre dernière cabane, en France. On traverse de bas reliefs dans une végétation verdoyante, sillonnant entre une multitude de lacs.

Détails de l'étape

Durée

15:00 H

D+
2300 m
D-
2400 M
Altitude Max
2710 M
date
06/08/2020
GPX

Liste   

Information
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Lf Hiker | E.Pointal contributor

GPX SANS NOM   

Profile

50 100 150 200 5 10 15 Distance (km) Altitude (m)
Aucune donnée de dénivelé
Nom: Aucune donnée
Distance: Aucune donnée
Altitude minimum: Aucune donnée
Altitude maximum: Aucune donnée
Montée cumulée: Aucune donnée
Descente cumulée : Aucune donnée
Durée: Aucune donnée

les points d’intérêt

  • Le levé de soleil au col de Meners
  • La montée au refuge de Juclar, slalom entre les formations rocheuses

La journée

On garde notre rythme de levé matinal car, il fait si chaud la journée, que la fraicheur du matin nous plait bien. La canicule sévit en France, là-haut on est plutôt tranquilles. On assiste à un magnifique levé de soleil à 7 heures en passant le premier col, le col de Meners. On s’arrête petit-déjeuner dans la cabane de Coms de Jan, on liquide les potabios. On décide d’un nouveau tracé pour éviter le Pas de la Case qui se trouve sur notre itinéraire d’origine.

On reprend notre chemin, descendant sur le lac de Cabana Sorda. Des chevaux en liberté s’abreuvent. On va faire un tour dans le refuge qui borde le lac. Il y a des dormeurs, des espagnols qui ronflent après ce qui semble avoir été une grosse soirée. Le refuge est jonché de bouteilles d’alcool, de paquets de chips. Sans me méfier, je me dirige vers des toilettes sèches installées récemment à l’arrière du refuge. Impossible de rentrer dans les toilettes, un tas d’ordures entassé à l’intérieur rend l’accès impossible. On ne s’attarde pas. Avant de partir, Quentin cache un paquet d’herbe qui traine sur la table, petite punition !

On traverse, tout en descendant dans la végétation. On atteint le refuge gardé de Juclar après une magnifique montée qui sillonne dans les roches. On prend le temps de se restaurer en terrasse, à la même table qu’une famille franco-roumaine, ou du moins le suppose-t-on après en avoir débattu. Le chemin qui quitte le refuge le long du lac est assez escarpé, toujours dans la roche. On quitte la foule et l’Andorre au col de l’Alba pour rejoindre les Pyrénées Orientales. J’y laisse une crotte. On a rarement l’occasion de faire ses besoins avec de tels panoramas !

On longe une succession d’étangs : étang d’Able, étang de Couart, étang de Pédourré. Puis, en longeant le ruisseau du Val d’Arques, on descend jusqu’à l’Hospitalet-près-l’Andorre. Le chemin est facile à marcher, alors on court. Va savoir où on trouve cette énergie ! Une fois en bas, on s’arrête au bar-alimentation dit « idéal pour les randonneurs », où l’on prend une bière et de quoi tenir le jour qu’il nous reste à marcher. On se sature en sucre. Nous ne sommes pas seuls en terrasse : deux amis qui reviennent d’une randonnée itinérante sont assis à une table et une famille à une autre. À l’occasion d’une taxe de cigarette, les deux groupes commencent à échanger. La famille est impressionnée par la randonnée dont les deux amis reviennent. On regarde le gars sortir une serviette de bain grand format de son sac à dos de 100 litres, ça nous fait sourire. La femme raconte qu’ils ont marché 10 km par jour, « ce qui est dure c’est que ça monte et ça descend ». On comprend qu’ils ont dormi en refuge gardé, « c’est limite sur le confort, il n’y a pas toujours d’eau chaude ». Avec nos petits sacs et nos gueules arrachées, on écoute en échangeant des regards complices, puis on repart.

On vise un bivouac dans une cabane le long d’une piste forestière. La montée en forêt est monotone, Olivier et moi-même l’égayons de quelques framboises sauvages dans le gosier. Quentin, lui, s’impatiente. On passe le col de Puymorens dont le parking est jonché de camping-cars, vans aménagés et autres campeurs en voiture. On prend la tangente pour retrouver une autre piste. On se retrouve, un peu plus loin, bloqués par des chevaux. On s’improvise fermier, on tape dans nos mains, on lance des « oh ! ». Ça fonctionne, les chevaux avancent et s’éloignent… jusqu’à ce qu’on arrive à la cabane de Cortal Rousso qu’ils entourent à présent ! On les fait partir mais, peu rassurée, je refuse de dormir à la belle étoile avec Quentin et Olivier. Je m’installe dans la cabane. Dernière nuit de la traversée.

Le Bivouac

NOM

Cabane de Cortal Rousso

Altitude
2080 M
Type
Cabane
GPS

La cabane n'est équipée que d'un poêle rustique. On peut y dormir à condition d'avoir un matelas sous la main. À côté, l'eau qui s'écoule du relief est canalisée.

La Galerie du jour

Col de Meners

Refuge de Cabana Sorda

Toilettes du refuge de Cabana Sorda

Étang de Couart

Couillade de Pedourrés

Petite course

Dans la forêt domaniale de l'Hospitalet