Étape 7

Départ : Vallée de Pineta
Arrivée : Cabana de Sallena
Journée de transition, très peu technique étant donné qu’on randonne essentiellement sur de la piste forestière, suivant le GR 11. Cela nous a permis de nous reposer un peu après les journées longues et intenses que l’on venait de vivre. Le resto sur la route a aussi bien aidé à compenser le régime calorique trop faible qu’on s’est imposé !

Détails de l'étape

Durée

10:00 H

D+
2000 m
D-
1700 M
Altitude Max
2350 M
date
29/07/2020
GPX

Liste   

Information
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Lf Hiker | E.Pointal contributor

GPX SANS NOM   

Profile

50 100 150 200 5 10 15 Distance (km) Altitude (m)
Aucune donnée de dénivelé
Nom: Aucune donnée
Distance: Aucune donnée
Altitude minimum: Aucune donnée
Altitude maximum: Aucune donnée
Montée cumulée: Aucune donnée
Descente cumulée : Aucune donnée
Durée: Aucune donnée

les points d’intérêt

  • Passage dans la Sierra de Espierba et son troupeau d'izard
  • La Pipeta, restaurant de Parzan fenomenal
  • Le diner aux pousses d'épinard

La journée

De la piste, de la piste, de la piste… Journée un peu monotone sur la randonnée. On soupçonne l’auteur de notre trace d’avoir fait du stop et pourtant, il s’est contenté de suivre le GR 11. Le début de journée est joli, on sillonne entre des petits sommets autour de 2000 m de la Sierra de Espierba. C’est vert, c’est plein de fleurs, on y croise même un troupeau d’une cinquantaine d’izards, impressionnant ! Puis, une fois passé le col de las Coronetas, où l’on croise un trailer seul, on arrive sur la première piste. On trottine pour aller plus vite, on se prend la pluie, se réfugiant dans une cabane, on trottine à nouveau.

La chaleur arrive, on se déshabille au hameau de Chisagües et on finit sur la route de Bielsa qui traverse la frontière franco-espagnole, dans le village de Parzan. Quentin nous vente les mérites d’un restaurant super bon, la Pipeta. On est affamés, on s’y arrête. Gaspacho de tomates cerises « fenomenal », sangria et autres délices. Moi je trouve que c’est tricher, mais c’est trop bon ! On fait aussi un plein dans l’épicerie du coin, on commence à comprendre qu’on est légers en calories. Alourdis par l’alcool et la nourriture, on repart sous le cagnard, dur. De la piste qui monte, encore plus dur. On remonte, lasses. On fait des jeux de charades sur les routes forestières, au moins à l’abri du soleil. On croise des grosses machines d’exploitation forestière, peu pittoresque, et on arrive à une centrale hydraulique sur le Barranco de Urdiceto. Ça signe la fin de la piste, on marche sur du sentier, enfin ! On bascule dans une autre vallée. Avant de descendre, je me met les pieds en hauteur, j’ai affreusement mal !

Le soir arrive, il faut faire de l’eau. Je les préviens que je ne m’arrête plus. La douleur est devenue si insupportable que si je m’arrête, je ne me remettrai pas en route.  Ils attrapent ma gourde pendant que je marche comme un automate. Je les lâche et continue. Ils me rattrapent en courant et on arrive au bivouac.

Quelle journée, encore ! Pas technique pour un sou mais d’une monotonie ! On trouve notre petite cabane, elle n’est pas à la fin de l’étape mais cette fois on s’arrête. C’est la cabane des épinards – ou de Sallena – bordée d’épinards sauvages. On s’installe le cul dans les pousses et on s’en fait un festin. Les moustiques, eux, font de nous leur festin. On se remonte les chaussettes, on ferme les capuches, on ne veut pas leur céder un centimètre de peau ! Ils nous déglinguent malgré tout. Quentin nous anime un jeu de rôle improvisé, on est vraiment shootés et on rigoles beaucoup. On se demande jusqu’à quand on va tenir comme ça. Eux, ils ont l’habitude des efforts intenses et courts comme les ultra-trails. Moi, j’ai la dite “théorie du cul dur” : plus on va marcher, mieux on va marcher et moins on sera fatigués. À voir !

On laisse Olivier dans la cabane et on dort dehors. On a chacun un bouquin de poche qu’on fait tourner. La sélection est pour le moins éclectique : un peu de poésie avec Les Fleurs du Mal de Baudelaire, le roman du Vieil Homme et la Mer d’Hemingway et un livre casse-tête de Game Theory : A Very Short Introduction de Binmore. C’est bien suffisant, le soir on est trop morts pour passer des heures à lire.

Le Bivouac

NOM

Cabane de Sallena

Altitude
1870 M
Type
Cabane
GPS

Autour du refuge, il y a un immense replat pour planter la tente, ou dormir à la belle étoile. L'intérieur du refuge, je ne l'ai pas vu. Olivier?

La Galerie du jour

Détente au paso delos Caballos

Pico de Urdiceto

De la piste à perte de vue

Arrivée à la cabane de Sallena

Étirements du soir

Toujours devant la cabane

Dans l'espoir de trouver des psilos

L'avantage d'un passage en ville